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Est-il possible d’envisager un plan de relance maximum allié à un minimum de bon sens ?



La France depuis des années enchaîne les plans de relances, les chocs de simplification, mais celui qui vient de nous être présenté l’est dans un contexte absolument particulier au coeur d’une épreuve sanitaire jamais vue, entrainant des conséquences économiques immédiates et inédites, qui ont mobilisé le gouvernement comme jamais pour éviter que la détresse sanitaire ne devienne une détresse économique. Qui plus est : “potentiellement bien plus meurtrière que la pandémie elle-même“.

Les mesures d’accompagnement pour surmonter le confinement ont été conséquentes tant en matière d’indemnisation des salariés, que des entreprises, et nous pouvons nous accorder à dire que la réponse française a été exemplaire dans ce domaine, même si sur d’autres sujets la critique peut sembler légitime.

Pourtant, le contexte sanitaire perdurant, ainsi que la fragilisation d’une économie en suspend, nécessitent une nouvelle phase de relance et de reconstruction, ce que chacun peut comprendre, et ne peut que soutenir. Reste à savoir si ce plan exceptionnel réussira à déverrouiller enfin une économie qui souffre de ces normes, de ces idéologies, mais aussi et surtout, de verrous insurmontables entravant souvent la liberté géographique d’entreprendre.

Ainsi, pour surmonter la crise la plus importante de notre Histoire moderne, il faudra aussi et enfin envisager un modernisme de l’action, car non seulement nous venons de faire peser 100 milliards de dette sur notre génération, mais aussi sur la tête de nos enfants. Et c’est en cela que nous devons comprendre qu’il n’y a pas de “cadeau“, c’est au contraire un lègue très lourd, soyons réalistes et exigeants :

“ Il n’y a pas de politique “retour vers le futur“ qui puisse enrayer un chômage croissant avec des méthodes qui ont déjà fait preuve de leur échec, soyons innovants “

Nous devons absolument soutenir une philosophie de transformation en investissant prioritairement dans les domaines les plus porteurs aujourd'hui, ceux qui feront l’économie et créeront les emplois de demain, c’est un choix qui, certes peut soulever controverse, mais uniquement si nous refaisons l’erreur d’opposer “usine de production “ et “incubateurs“. Car en effet, si nous avons mesuré ce que la désindustrialisation a pu peser dans cette pandémie, ce constat cruel doit nous enseigner que, justement :

“ Tout ne peut être start-up, nous devons recréer l’industrie que nous avons abandonnée hier, pour la faire renaitre aujourd'hui avec les techniques de demain, et c’est en basant notre développement sur la complémentarités des structures et non sur leur opposition que nous relèverons ce défit ! “

Il y a tellement de façon de rendre la France plus indépendante, plus compétitive, plus attractive, mais elle ne le sera que si nous savons lier innovation et humain, progrès et solidarité, dans tous les domaines qui font le tissu économique de notre pays :

“ Nous devons enfin trouver l’équilibre créatif, celui qui propulse notre croissance vers un monde plus juste et plus anticipateur et à l’écoute des évolutions et des besoins, mais aussi et surtout, nous devons enfin établir une économie indivisible et en même temps décentralisée“.

Car si cette pandémie a aussi révélé les inégalités sociales, elle a surtout révélé les inégalités territoriales, c’est pourquoi, aucun plan de relance ne sera opérant si les territoires et les collectivités n’ont pas les moyens de maitriser leur propre développement. La France voit des bassins de vie entiers péricliter, être menacés, il y a un besoin fondamental de réactivité et de redynamiser la France des territoires. Elle a toute sa place dans l’innovation, il faut cesser de faire de nos territoires les clichés d’un monde désuet qui se limiterait à la production de produits locaux et de souvenirs pour vacanciers, car c’est aussi, il faut bien le dire :

“ Une certaine condescendance qui a conduit à l’abandon de nos territoires“ !

Si ce plan de relance est spectaculaire, ambitieux et nécessaire, il doit aussi comprendre que peu importe les moyens déployés, s’ils ne le sont pas à bon escient, ce sera la plus grande gabegie de l’Histoire, et pour éviter cela, un éveil des consciences vers le bon sens semble indispensable :

“Cette pandémie est aussi l’occasion de réparer nos erreurs, de repenser notre économie et de comprendre que si le génie français est capital pour retrouver notre souveraineté, il ne se limite pas à la capitale, en effet, les territoires ont toute leur place dans cette reconquête nationale“ !

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