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Fidélité au président : ma tribune



Tribune en réaction au texte anonyme paru dans Nice-Matin relatif aux remous internes d'En Marche 06


Dans notre département des Alpes Maritimes, le nouveau monde emprunte étrangement au pire des mondes : celui de la dénonciation, de la calomnie et de l’épuration.


Comme aux temps maudits, c’est courageusement par voie anonyme que les procureurs auto-désignés livrent leur sentence. Elle tient en une sourate : hors nous-mêmes, point de vérité et que périssent les mécréants.


La tribune non signée dont quelques passages ont été publiés par Nice Matin constitue l’illustration de la crise désormais publique que traverse En Marche ! dans notre département.

Dans un même mouvement pour le moins chaotique, ce palimpseste appelle au rassemblement des "macronistes" et à l’exclusion.


Parmi d’autres, j’y suis visé avec cette dose d’insultes et de mépris qui semble être la marque de fabrique de ces auteurs camouflés.


Que nous reproche t’on ? D’abord notre fidélité au Président de la République dont nous respectons depuis toujours la démarche, la pratique et l’esprit, nous qui avons été les architectes les plus investis et les plus vaillants de la campagne d’Emmanuel Macron.

Ensuite, le fait de nous exprimer malgré la police des idées qui semble être la seule réelle occupation de la direction départementale du mouvement.


Avec d’autres, je me suis engagé au sein d’En Marche ! et en ait été le candidat aux législatives pour contribuer à réaliser la promesse d’Emmanuel Macron. Il s’agissait et je crois fermement qu’il s’agit toujours, de créer un mouvement qui tourne le dos au fonctionnement des vieux partis, ces complexes militaro industriels de la pensée dont l’obsolescence a créé la perte.

Cette attaque anonyme vise comme dans les partis du vieux monde à camoufler les déficiences d’une direction qui a choisi de vivre dans l’entre soi.


Les militants, les élus et les anciens candidats sont marginalisés ; le parti ne se réunit pas ; le débat démocratique est inexistant.


La bataille des idées et l’indispensable soutien à l’action du gouvernement et du Président sont délaissés au profit des seules ambitions personnelles de quelques dirigeants.

À l’approche des élections municipales, les appétits s’aiguisent et les prétentions deviennent dévorantes.

C’est ainsi qu’on me reproche de plaider pour des alliances plutôt que pour l’isolement. Oui, je pense que En Marche aurait intérêt à participer demain à des majorités municipales avec des maires dont le bilan est bon et qui soutiennent pour l’essentiel l’action du Président de la République.


C’est le cas de Christian Estrosi à Nice. Contrairement à ce que racontent mes contempteurs, je ne lui ai rien demandé et ne suis en rien son vassal ni son porte parole.


J’aurai naturellement préféré qu’il ne s’engageât point en faveur de la liste LR aux européennes et je crois qu’avant les municipales une clarification de sa part s’imposera. Mais faire du maire de Nice un ennemi serait une faute politique majeure pour le devenir de notre Mouvement, même si sa fidélité aux Républicains s’est exprimée avec un pragmatisme certain.

À Nice, le choix sera d’une simplicité redoutable : Estrosi ou le RN avec Ciotti qui n’en est plus aujourd’hui qu’un avatar.


Au nom de la logique présidentielle, je refuse le sectarisme et le repli gauchiste, comme la pratique de la terre brûlée.


À l’heure où des fractions entières de la droite modérée et républicaine à laquelle j’ai appartenu sont prêtes à rejoindre la majorité du Président ou des coalitions de gouvernement, je préfère la main tendue dans la clarté à l’enfermement dans l’opacité.

Les auteurs de la tribune clandestine parlent de rassemblement. Si ces apprentis éradicateurs le souhaitent vraiment je leur dis : chiche !

Ouvrons le débat au sein d’En Marche ! 06 sans procès d’intention, confrontons les idées et recherchons une position commune.

Notre ennemi n’est pas en notre sein ; notre ennemi c’est l’extrême gauche populiste et la droite qui lorgne vers les nationaux populistes de droite.


Ce n’est pas nuire au mouvement ni déchoir que de participer à ce combat vital dans chacune de nos cités. C’est bien au contraire rester fidèle à l’ambition du Président de la République et à son projet de transformation qui exige de rassembler autour de lui tous les concours disponibles. Je me prends à imaginer la naissance d’une grande confédération, souple et ouverte de la droite républicaine et du centre droit.


Je persiste et moi, je signe .


Philippe BUERCH Initiateur du collectif En Marche Alpes Maritimes Renaissance

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