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Gilets Jaunes : de la complaisance à la sidération



La difficulté dans un sujet aussi compassionnel que la détresse humaine réside dans le fait de ne pas pouvoir dénoncer le pire, de peur d’être accusé d’indifférence sur l’essence même de la souffrance des intéressés.


C’est précisément sur cette perception délicate des choses que les plus extrémistes des Gilets Jaunes ont pu ancrer leur radicalité sans être inquiétés.


Tout d’abord, nous avons cru à des débordements, puis on nous expliqué que seule la violence permettait de se faire entendre; ce weekend, lors du saccage de la Statue du Maréchal Juin nous avons compris qu’il s’agissait de s’attaquer délibérément à nos symboles, et que la violence n’était nullement un moyen, mais tout simplement une finalité !


Cette abjecte destruction de la stèle dédiée au héros de la campagne d’Italie, a vu le nom de ceux qui sont tombés pour notre pays servir de projectiles à une guérilla urbaine d’enfants gâtés, nous ne pouvons qu’être révulsés de ce qui s’apparente à une profanation, et qu’inquiets de ce qui dénote d’un effondrement total des valeurs, c’est le ciment même de la République que l’on a voulu fragmenter.


Une page entière de notre Histoire a été bafouée avec acharnement, comme si la France subissait le joug d’un nouvel envahisseur, qu’elle avait elle-même enfanté, et qu’elle ne pouvait donc condamner sans être jugée pour infanticide: nous ne pouvions qu’assister impuissants à ce massacre qui nous glaçait le sang !


Et c’est bien toute cette incapacité de sanction qui gangrène notre société, en effet, depuis maintenant plus d’un an a émané de ce mouvement du peuple la transgression de l’opinion publique, qui assoiffée de révolution, de justice sociale, de bonne conscience, de posture indigne, voire de revanche crasse, a justifié la pire des violences jusqu'à en excuser la moindre exaction, allant même jusqu’à désavouer nos Forces de Police dans leur volonté de maintenir la sécurité de tous.


Régulièrement, le weekend, nous vivons en plein coeur de la capitale, en plein coeur de nos villes, de véritables guet-apens, contre notre Police, nos Pompiers, l’alibi de la misère sociale a transformé en véritables délinquants des français perdus, hostiles à leur propre Nation, qui ont décidé de faire aux yeux de tous, ceux que d’autres font d’habitude dans des zones de non-droit !


La complaisance vis a vis de la cause a annihilé toute tentative de répression musclée, et ce, accrédité par une partie de la classe politique ayant quitté le champ républicain, nourrissant sans aucune honte cette haine « anti-flic » qui est devenue la seule revendication du mouvement qui ne connait à présent pour seule nuance que des variations d’exactions anticapitalistes.