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« J’aimerais que nos enfants ne découvrent pas la nature que dans les livres ».



Au moment où la suspension de la chasse à la glu réjouit le défenseur de l’environnement que je suis, je me pose néanmoins la question de l’équilibre entre un art de vivre, une régulation des espèces, un amour de la nature et des pratiques décimant une part de la biodiversité. 

Il semble que le débat souffre d’un manque de nuance entre des méthodes de chasse qui ne peuvent être que controversées, et la chasse elle-même, dont on voudrait qu’elle disparaisse dans son entièreté. 

Les chasseurs sont aujourd'hui au coeur d’un piège politique, condamnant leur rôle sur la biodiversité au sein des territoires, comme s’ils n’étaient que des ennemis de la faune et de la flore, mais peut-être ont-ils oublié eux-mêmes cet aspect essentiel que de retrouver un rapport à la nature, les éloignant des pratiques cruelles n’ayant rien d’un héritage ancestral, ni culturel. 

L’écologie et la chasse ne sont pas antinomiques : c’est un duo responsable qui doit aujourd'hui se poser en défenseur de la nature, loin des idéologies politiques, des confrontations excessives, et du pouvoir des lobbies.  

La chasse est aussi l’amour et la connaissance du terroir, la transmission de valeurs et traditions, un moment de convivialité au coeur de la nature où le chasseur vit en harmonie avec l’environnement et où les longues heures d’attentes sont un moment d’observation et de protection de nos forêts. 

Notre terroir où se succèdent  des générations de chasseurs sera toujours plus riche en biodiversité que les forêts urbaines dont on voudrait nous faire croire qu’elles sont les poumons verts de l’humanité : le rapport à la nature n’y est pas le même, et c’est en cela qu’il faut savoir préserver nos vraies forêts. 

Le chasseur doit se rendre compte qu'il a entre ses mains l’ensemble des fonctions écologiques, économiques et sociales du terroir ;  cette responsabilité l’oblige à être à l’écoute, non pas de l’évolution des mentalités, mais de la préservation de la biodiversité, et du respect animal. 

« La barbarie et la souffrance animale, ne sont pas un art de vivre, mais la chasse qui régule, préserve nature et espèce animale est une réelle philosophie ».

Puissions-nous accepter ce paradoxe pour que nos enfants découvrent la nature ailleurs que dans les livres, car si nous n’y prenons pas garde, lorsque par idéologies politiques, nous aurons fait de nos forêts des sanctuaires excluant les chasseurs, nous interdirons alors les promeneurs, poussant toujours plus loin le concept de la préservation des espèces, oubliant l’essentiel qu’est la communion entre l’homme et la nature.

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