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Repenser la mobilité, simple question de conscience collective ?



Dans un contexte d’urgence écologique et d’élections municipales, se préoccuper de la mobilité des Français et de son impact est un enjeu majeur pour les pouvoirs publics.


En France, les transports sont la première source d’émissions de gaz à effet de serre, avec près de 31% des émissions totales du pays.


Mais il serait incongru de stigmatiser l’automobiliste, car non seulement la transition écologique se doit de repenser la mobilité sans provoquer des crispations rédhibitoires, mais surtout, elle se doit de proposer des solutions alternatives.


C’est le seul moyen d’être efficient, mais aussi de faire progresser les consciences.


Ainsi, réduire la dépendance automobile ne peut être possible que si l’on accélère la croissance des nouvelles mobilités, tout en investissant massivement dans les infrastructures de transport.

Et le temps presse ! L’interdiction des ventes de voitures à énergies fossiles carbonées d'ici 2040 et la mise en place d’un plan vélo obligent d’ores et déjà les collectivités non seulement à penser cette transition mais aussi à l’aménager ; ce qui est une difficulté de taille surtout dans les territoires où la voiture ne peut pas être une option.


Aujourd'hui le challenge est donc de repenser les villes à moyenne densité où l’urbanisation et les déplacements ont été construits autour de l’utilisation de la voiture considérant les transports en commun comme une contrainte du quotidien, mais aussi et surtout comme une charge financière aussi lourde que déficitaire pour la collectivité.


“Le tout voiture“, moyen de mobilité mais aussi mode de vie, devenu source importante et préoccupante de pollution est aujourd'hui pointé du doigt par les autorités souhaitant une restructuration du territoire et une modification des modes de vie habituels des usagers ; ce qui ne peut s’inscrire que dans une vision systémique, c’est-à-dire non seulement dans la mise en œuvre de nouvelles mesures, mais aussi et surtout, dans la conception d’une politique de mobilité liée à la réflexion sur l’espace urbain.


En effet, depuis des années l’explosion des centres commerciaux et groupement divers en périphérie des villes a contraint l’usager à utiliser sa voiture dans chacun de ses déplacements.

C’est pourquoi repenser le cœur des villes et les infrastructures doit accompagner la réflexion.

La transition écologique n’est donc pas qu’une prise de conscience individuelle, elle est surtout, et avant tout, étroitement liée au réaménagement des territoires, et donc au financement de ces nouvelles mesures.


Reste à savoir qui va financer quoi : le contribuable ne peut-être le premier réflexe de subvention !