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Terrorisme : encore des mots, toujours des maux….



“Séparatisme, Charlie Hebdo…. “ s’il y'a quelques années, au lendemain d’une inconcevable tragédie, Manuel Valls nous a demandé “d’apprendre à vivre avec le terrorisme“ , l’effroi qui parcourt aujourd'hui les coeurs et les esprits, en entendant les témoignages des rescapés des attentats de Janvier 2015, ainsi que les questionnements qu’ils suscitent sur une idéologie islamiste assassine, nous font dire que personne ne peut s’habituer à vivre avec la barbarie, et que notre Nation ne doit jamais laisser envisager, ne serait-ce qu’une seule seconde, que cela puisse être une option.


L’attaque barbare, lâche et terroriste de ce vendredi 25 septembre renforce encore notre sentiment de révolte.


Aujourd'hui, la question n’est pas de savoir si caricaturer ou re-caricaturer le prophète est une provocation utile, mais pourquoi un pays comme le notre peut être victime de préceptes qui ne sont pas les siens ?


Pour lutter contre le terrorisme, il faut savoir d’une part d’où il vient et d’autre part ce qui le façonne dans une société française qui n’a rien à voir avec l’idéologie moyenâgeuse et infâme qui voudrait se substituer aux Lois de la République.


Depuis des années, nous avons la réponse à ces questions, mais sont ressassées des attentes, certes légitimes, mais qui se suffiraient à elles seules pour “mesures antidotes“, comme s’il suffisait de répéter en boucle « Ordre Républicain » « Anti Terrorisme » « Frontières » « Liberté » pour en finir avec l’hydre islamiste !


La réalité est un peu moins simpliste, et comme le diable se niche souvent dans le détail, il faut tout simplement comprendre que ce n’est pas un arsenal de thérapie en phase terminale qui peut éviter un cancer, mais la prévention de la maladie.


Il faut aujourd'hui s’attaquer à la genèse du terrorisme, celui qui fait que des enfants de la République se retournent contre elle ; ses racines sont insidieuses et s’irriguent d’un long et lent glissement dans chaque strate de notre société, que l’on semble s’acharner à vouloir l’ignorer.

La réalité, c’est que l’Islam radical a noyauté la République, déguisé en communautarisme religieux anodin.

L’entrisme a fragilisé les principes de neutralité de la Nation, et la liberté de culte voudrait aujourd'hui prévaloir sur le principe de laïcité.

C’est sur cette évidence que nous devons concentrer notre énergie, en assumant d’être radical avec le radicalisme islamiste !


Nous savons que la fonction publique, les prisons, l’école, les milieux associatifs, sportifs sont gangrenés par une radicalisation qui ne dit pas son nom, et que nous refusons également de nommer par peur de la stigmatisation.


Il n’est pas besoin de consultations, de moratoires pour savoir ce qu'il se passe dans notre société. Il faut du courage et des Lois adaptées.


Aujourd’hui, le problème n'est pas la vigilance, mais l’omerta, nous savons depuis longtemps quel est le terreau qui rend fertile l’islam radical mais nous refusons d’assécher un écosystème irrigué par soumission et lâcheté, mêlant dérive religieuse, insécurité, délinquance jusqu’à finir par armer le terrorisme.


C’est chaque pion de la nébuleuse qu’il faut évincer, condamner, contraindre, et ce à tous les niveaux, car disons-le :

« Nous pouvons et pourrons faire des centaines de propositions contre le terrorisme, la réalité c’est que le terrorisme ne se combat pas, il se démantèle » !


C’est en partant de ce principe que nous devons concevoir un outil législatif, juridique répondant à la particularité du terrorisme.


Un parquet anti-terroriste, une unité dédiée ne sont pas suffisants si la nature du problème n’est pas considérée dans une particularité de déploiements, de moyens, et de lois à la hauteur de la menace.


C’est le curseur et le logiciel anti-terroriste que nous devons changer. Se perdre en conjectures ne sert à rien, nous savons parfaitement où et quelles sont nos failles.

Il ne s’agit plus “d’identifier, de réfléchir, d’être formé, d’intégrer, de suivre“. Nous savons faire tout cela : il s’agit de répondre et d’agir avec une politique répressive adaptée sortant d’une bien-pensance qui nous a couté trop de vies.

Mais pas seulement sur notre sol.

Ceci ne pourra se faire que si nous avons l’intelligence de la fermeté vis à vis des individus en relation avec le terrorisme tout en sachant collaborer avec différents services.

En effet, s’il peut sembler légitime que des gouvernements anti-démocratiques puissent tomber, cela ne peut se faire que si nous avons anticipé la chose en oeuvrant à des rapprochements garantissants la stabilité des pays concernés, et ce en éloignant en amont les intégristes de toute tentative de récupération du pouvoir; par le passé, nous avons trop souvent oeuvré à la perte de pays amis que nous avons laissé aux mains de nos ennemis d’aujourd’hui.

Ainsi, aussi difficile soit-il à entendre, pour désamorcer une situation explosive, “ il vaut parfois mieux quelques accords provisoires avec le Hezbollah, plutôt que celui-ci ne vienne s’emparer définitivement d’un pays“.


Oui, il y a parfois dans notre diplomatie une nuance à avoir pour pouvoir être par ailleurs intransigeant.


Les relations détestables que la France avait sous le précédent quinquennat ont-elles été à l’origine d’absence d’information secrètes et déterminantes pour lutter efficacement contre le terrorisme sur notre territoire ?


Il faut sortir de la démagogie, de la facilité consistant à réclamer plus de pouvoir pour les uns, moins de financements pour les autres, etc:


« Tout comme l’islamisme radical est une idéologie structurée, nous devons structurer notre logiciel de riposte en cessant les ajustements de circonstances à chaque nouvelle tragédie ».

Cette idée doit être complétée par la symbolique : revendiquons pour une fois le « politiquement incorrect »


« La Nation est un idéal plus fort que tout, et nul ne peut s’attaquer à la Nation, nous devrions faire voter un arsenal de sanctions exceptionnelles pour ceux qui s’en prennent à elle » !

Réalisable ou pas, si nous en prenions le droit, chacun saurait depuis son plus jeune âge et dès qu'il franchit nos frontières que la France se respecte, qu’elle est intransigeante, garante de l’Ordre Républicain..Une et Indivisible..les mots reprendraient alors leur sens.

Quand sur notre sol, des individus qui ne sont autres que des barbares applaudissent terroristes, et attentats, que des détenus déclarent avoir “retrouvé Daesh à Fleury-Mérogis“, nomment Nice “ la promenade des jihadistes“ il faut avoir le courage de la vérité et de l’action en avouant que l’heure n'est plus aux arguties juridiques mais à un dispositif d’exception.

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