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Tribune sur l'industrie française



La France est première de la classe en termes d'attractivité industrielle, une bonne nouvelle qui pourtant ne rompt pas le climat morose et inquiet qui paralyse le pays.


Nous sommes tous restés des enfants émerveillés par les grandes sagas industrielles qui ont marqué notre histoire, faites de belles épopées familiales qui ont porté des bassins de vie entiers, où des générations de salariés se sont succédées et dévouées au coeur du même outil de productivité.


Sans aucun doute, ces souvenirs merveilleux laissent aujourd'hui place à l’image d’un François Hollande promettant l’impossible à Florange, ou de cadenas verrouillant à tout jamais l’âme d’ouvriers qui ne vivaient que pour leur usine qui était aussi leur famille.


C’est cette tradition de labeur, d’entièreté et de dévouement qui est ancrée dans notre inconscient collectif quand nous abordons le “mot Industrie“, et c’est précisément sa mutation vitale qui fait que beaucoup aujourd’hui, ne se retrouvent plus dans leur vision de celui-ci.

En effet, l’industrie française contemporaine est notamment portée par le numérique, l'énergie, les technologies vertes et les services aux entreprises, elle a fait la mue nécessaire à sa survie, s’adaptant aux demandes nouvelles, aux moyens modernes de production, et à une nouvelle façon de penser l’industrie.


Pour les investisseurs étrangers, la France reste le pays européen qui attire le plus en matières d’investissements, d'implantations ou d'extensions de sites industriels, là où l'Allemagne continue son érosion attractive et où le Royaume-Uni a enregistré une chute aussi spectaculaire qu’inquiétante en raison de l'inconnue Brexit.


Nous réussissons aujourd'hui, tant en matière d’exportation industrielle avec la construction aéronautique et spatiale, construction navale, ou encore la pharmacie qu’en partenariats étrangers ou de nombreuses entreprises à capitaux étrangers viennent produire en France sur ces mêmes chaînes d’approvisionnement.


Le paradoxe français de ce manque d’appétence pour se réjouir de sa bonne santé industrielle alors que rares sont les domaines où nous trouvons satisfaction, vient certainement de notre inaltérable conservatisme, et des plaies béantes laissées par des décennies de déshérence industrielle, qui font qu’aujourd’hui l’Industrie moderne semble un concept aussi fragile qu’abstrait dans les esprits.


Tous les espoirs sont pourtant permis pour redonner le sourire aux français, cette séquence positive n’est pas accidentelle, tous les voyants indiquent que notre essor industriel est fait pour durer !

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